Mayol
Viens_Poupoule_Viens_Poupoule_Viens - 1932
Le sam'di soir, après l'tu rbin,
l'ouvrier parisien
Dit à sa femm' : Comme dessert, j'te paie l'café-concert ;
On va filer, bras d'ssus, bras d'ssous auxgal'ries à vingt sous.
Mets vite un' rob', faut t'dépêcher, pour être bien placé
Car il faut, mon coco, entendre tous les cabots. »
Refrain :
Viens pou-poule, viens pou-poule, viens !
Quand j'entends des chansons, Ça m'rend tout polisson... Ah !
Viens pou-poule, viens pou-poule, viens !
Souviens-toi qu'c'est comm'ça Que j'suis dev'nu papa
Avec sa femme un brave agent, un soir rentrait gaîment
Quand tout à coup, jugez un peu, on entend des coups d'feu.
C'était messieurs les bons apach', pour s'donner du panach',
Qui s'envoyaient quelques pruneaux et jouaient du couteau
L'brave agent, indulgent,
Dit à sa femm'tranquill'ment :
REFRAIN Viens pou-poule, viens pou-poule, viens !
Pourquoi les déranger,
Ça pourrait les fâcher... Ah ! Viens pou-poule, viens pou-poule, viens !
Ne t'mets pas en émoi,
Ils s’tueront bien sans moi
Deux vieux époux, tout
tremblotants, marient leurs p'tits enfants.
Après le bal, vers les minuit, la bonne vieille dit
A sa p'tit'fill'tombant d'sommeil : « J'vais t'donner les conseils
Qu'on donn'toujours aux jeun's mariés. »
Mais l'grand-pèr', plein d'gaîté,
Dit douc'ment : « bonn'maman
Laisse les donc ces p’tits enfants
Ah ! Viens pou-poule, viens pou-poule, viens !
Ces deux p’tits polissons n’ont pas besoin de leçons
Ah ! Viens pou-poule, viens pou-poule, viens !
Demain matin ma foi ils en sauront plus que toi
Ah ! Viens pou-poule, viens pou-poule, viens !
Souviens-toi qu'c'est comm'ça Que j'suis dev'nu papa.